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Ecaussinnes

Le moulin à Farine - Le moulin Zaza

Quand on est dans la rue Belle Tête, on devine assez mal que la ferme abritait dans un passé lointain un moulin à farine. Cette ferme, dont le moulin fut d’un appoint principal, constitue un bel exemple de construction rurale. Elle se compose de bâtiments en briques rouges, appareillées de pierres bleues enserrant une cour carrée. 

L’accession à cette cour se fait par un portail en arc de cintre agrémenté d’une clé de voûte portant le millésime 1829 et au-dessus Félicien Baguet, maître de carrière.

A l’étage de ce portail on trouvait la machinerie du "moulin Zaza" et, grâce à une trappe toujours visible, on pouvait monter les sacs de grains. Le moulin en lui-même était accessible par un escalier extérieur situé dans la cour.

L’appellation de "moulin Zaza" se rattache au souvenir d’Elisa Dechièvres, mère de Jules Rousseau, qui tenait un café sur la place Cousin, à l’angle de la rue Maurice Legrand. Comme jadis on désignait souvent les personnes par un surnom Elisa devint "Zaza". Son fils Jules étant meunier, le moulin de Belle-Tête devint "le moulin Zaza".

Le moulin connut plusieurs exploitants. Le dernier d’entre eux, Jules Rousseau dut cesser son activité en 1952 et le moulin sera désaffecté.

Quant à la ferme devenue la propriété des Damiens, pour sortir d’indivision, elle fut vendue le 31 août 1977 à la province de Hainaut. Aujourd’hui, on y trouve une école provinciale de cuisine et d’hôtellerie.

Le moulin brûlé 

Claude brismé, membre du Cercle d'Information et d'histoire locale, dans son livre "Histoire de nos moulins, Histoires d'Eaux" nous apprend qu'un moulin "banal" est un moulin qui appartenait à un seigneur, ici de La Follie, qui percevait une taxe, appelée "banalité", payée par les fermiers venus faire moudre leur blé. 

Un document fait déjà état de ce moulin en 1307, année où il fut brûlé lors de la défaite des Templiers.

Il fut encore brûlé en 1579 au moment de la Scission des Pays-Bas. Il fut toujours reconstruit, puisqu'il cessa ses activités quelques années seulement après la fin de la seconde guerre mondiale.

Cela étant, le moulin fonctionna pendant toute la durée de la guerre 1940-1945. Son dernier meunier fut Edgard Van Remoortere, dit "Mônî", et bien connu des Ecaussinnois

Le moulin du Fief 

Le moulin du fief est l’ancien moulin banal d’Ecaussinnes-Lalaing soit le moulin des seigneurs qui occupèrent le Château fort. On retrouve des traces de son existence à partir de 1381. Avec le temps, le moulin du Fief fut profondément modifié. En effet, la fausse eau, soit la dérivation de la Sennette a été rebouchée pour laisser place à un parking. 

Le réservoir d’eau a été vidé et des peupliers y ont été planté. Dans l’ensemble, les bâtiments sont bien conservés et ont été transformés en taverne-restaurant. Ce qui permet de voir à l’intérieur une partie des engrenages. 

En 1979, les bâtiments de gauche en entrant dans la cour étaient devenus un lieu de prière pour Témoins de Jéhovah.

Le moulin de Ramponneau 

Le moulin du Ramponneau, situé dans le Parc de la Follie, dont vous entendrez le bruit de la chute d'eau.

"Ramponneau" est le surnom du meunier Jean-François Delloy, qui l'exploitait en 1823. Par opposition au moulin Brûlé, qui est un moulin banal, le moulin de La Follie est un moulin privé qui ne servait qu'aux besoins du seigneur et des siens. Durant la guerre 40-45, il servit encore pour les Ecaussinnois, qui venaient y faire moudre le blé glané sur les champs.