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Tubize

Les étangs et la cascade de Coeurcq

Les Etangs de Coeurcq sont situés dans un écrin de verdure de 4 hectares. Cet endroit, propice aux balades, fait également le bonheur des pêcheurs de la région qui peuvent venir y pêcher une grande variété de poissons. 

A côté des Etangs, vous pourrez apercevoir la cascade de Coeurcq. Il s’agit de la deuxième chute naturelle la plus haute du pays. A la sortie du pont qui sépare la cascade des étangs, l’eau dévale les rochers sur un dénivelé de 7,80 m. 

Le bas de la cascade est situé en bordure d’une propriété privée.  Un accès, par le moulin Fantôme (ancien moulin de Coeurcq) est possible, avec autorisation des occupants du moulin.  Sinon, elle est visible depuis le parapet du pont. 

L'église Sainte Renelde 

Au centre du village de Saintes, se dresse l’église Sainte-Renelde, remarquable édifice gothique hennuyer du milieu du XVIème siècle.  Sa tour massive a été érigée dès 1553.  Une partie des murailles de l’église est plus ancienne, notamment celles du chœur qui remontent à l’époque romane.  

La riche chapelle Sainte-Renelde, ajoutée au 17eme siècle sur le flanc sud du chœur, conserve la châsse avec les reliques de Sainte Renelde.  L’intérieur du chœur a été entièrement rénové dans la deuxième moitié du XVIIIème siècle et la sacristie date de cette époque. 

L’église de Saintes, centre d’un pèlerinage encore fréquenté, possède un très riche mobilier, souvent en relation avec le culte de la patronne locale.  On épinglera, dans la chapelle Sainte-Renelde, outre la châsse (1811) dont les statuettes remontent au milieu du XIVème siècle., un retable (mutilé par un vol) de la fin du XVème ou du début du XVIème siècle, attribuable aux ateliers Borman de Bruxelles.  

Le tableau généalogique de Sainte Renelde (1569), attirera certainement l’attention.  

La porte d’entrée de la chapelle est surmontée d’une magnifique statue de Sainte Renelde, datée des environs de 1500 et ayant la même origine que le retable.  Un intéressant triptyque présentant une descente de croix, datant de 1600, a été restauré et a été judicieusement installé dans le bras du transept nord de l’église, face à l’autel de la Vierge.  

Enfin, terminons avec le Char de procession de Sainte Renelde, remisé au fond de l’église, qui chaque année à la Trinité promène la châsse lors du Grand Tour. La Tour de l’église et le Char de procession de Sainte Renelde sont tous deux classés Monuments historiques. 

Le Puits Sainte Renelde 

Le Puits Sainte Renelde qui était à l’origine une fontaine, est l’objet d’un pèlerinage thérapeutique encore fort couru de nos jours.  

Les pèlerins y viennent pour y puiser une eau réputée miraculeuse, surtout pour les maladies de peau et des yeux.  Il est surmonté d’une imposante structure en fonte datant du milieu du 19e s., sommée par la statue de sainte Renelde.  

Des fouilles archéologiques, pratiquée en 2000, ont permis d’établir qu’il n’est probablement pas antérieur au 16e s., mais qu’une fontaine plus ancienne devait avoir existé à quelques mètres de là.  

Ces structures, repérées par sondage, n’ont pas encore été fouillées.  Restauré dans le cadre des fouilles, le puits est aujourd’hui illuminé la nuit. 

Le musée d’archéologie, d’art et d’histoire

Le Musée est installé dans le corps de logis de l’ancienne ferme de la Porte. En 1920, la ferme avait été vendue à la Fabrique de Soie Artificielle de Tubize, qui y aménagea trois logements pour ouvriers. 

Mais ce que l’on sait moins, c’est qu’au XVIIIème siècle, la ferme de la Porte était aussi une auberge ou « hostellerie », avec pour enseigne « le Cygne ». Parmi ses dépendances, en face de la ferme de l’autre côté de la chaussée, se trouvait une brasserie, avec cuve, refroidissoir et chaudière où l’on pouvait brasser jusqu’à 18 tonnes de bières. 

En 1898, elle appartenait à Jules Carlier qui y installa une nouvelle machine avec chaudière à vapeur. Vers 1905, cette brasserie déménagea de la rue de Bruxelles à la rue de Mons, 39 et devint la Brasserie de la Fontaine J. Carlier, Tilman & Cie, avant de devenir la Brasserie de la Fontaine G. Deryck, Tilman & Cie.En mai 1961, le bâtiment a été acheté par la Ville de Tubize qui le restaura et y inaugura un Musée en 1968.

Les collections présentent l’histoire locale et la vie quotidienne de la Préhistoire jusqu’en 1900, les trésors de l’art religieux et les objets évoquant le passé industriel de la région. Lors de votre visite, vous découvrirez entre autres l’intérieur d’une maison néolithique. Le Musée propose également de nombreuses expositions temporaires ou permanentes.

L'église Saint Martin de Oisquercq

La petite église d’Oisquercq, pittoresque édifice rural planté au centre du village, mérite assurément le détour.  La mince silhouette de la tour attire immédiatement le regard.  

En moellons d’arkose, elle est partiellement romane (XIIème ou début XIIIème siècle) – tout comme les soubassements de la nef. Les parties supérieures du clocher sont déjà gothiques. La nef a été reconstruite en 1652 au frais du curé Hasnon. Elle est plus large que la tour, mais beaucoup plus basse et légèrement moins longue et moins large que le chœur. Celui-ci, de style gothique tardif, plus élancé que la nef, a été édifié en 1520 par Englebert d’Ailly, seigneur du lieu, qui l’orna de vitraux peints.  

Cette très jolie église rurale, monument classé, vient d'être restaurée.

A l’intérieur, le visiteur pourra admirer un mobilier particulièrement riche et de très beaux monuments funéraires.  

Aux alentours, on peut également admirer le magnifique presbytère (1766) et l’authentique et fameux calvaire breton, don d’Emile des Grées du Loû.

Le château de Clabecq 

L’édifice actuel remonte au 16ème siècle.  Entièrement construit en pierre d’arkose locale, le bâtiment a été classé en 1989. 

Devenu propriété des Forges de Clabecq (1947), il servit tout un temps de logements pour des familles italiennes dans les années 1950.  C’est alors qu’on lui donna le nom de « château des Italiens ».  

Progressivement abandonné à la fin du XXème siècle, il est sauvé à partir de 2008 lorsque l’Institut du Patrimoine wallon et le Fonds du Logement le rénovent et le transforment en appartements. Les importants travaux, terminés en 2013, ont redonné à l’ensemble son lustre d’antan. 

Le château, transformé au milieu du XVIIIème siècle, est une construction en grand appareil régulier d’arkose et de moellons pour le socle et en briques enduites pour le reste. L’aile nord, à gauche, côté rue, conserve les traces d’un ancien donjon carré intercalé entre les six premières et les quatre dernières travées. 

Il est reconnaissable à son toit pyramidal d’ardoises et à sa tourelle polygonale encastrée s’achevant par un bulbe piriforme. Bien que modifié, il pourrait remonter au XVI ème siècle. Deux autres ailes en retour d’équerre forment une cour pavée ceinte par une grille. La restauration a privilégié l’aspect XVIII ème siècle du château, pour l’extérieur.