Ittre
L'ancien centre géographique de Belgique
Au centre d’Ittre est érigée une table d’orientation dont le plateau est formé de deux meules provenant de l’ancien moulin à papier de Samme.
Pendant longtemps, on a attribué à ce monument l’étonnante particularité d’être le centre géographique de la Belgique. La table situe la commune par rapport aux grandes villes belges et aux capitales des pays limitrophes.
Aujourd’hui, le centre géographique de la Belgique a été réestimé et est localisé à Walhain. La table d’orientation basée à Ittre est toutefois toujours présente dans le Centre du Village.
Le musée de la Forge - La Forge du Bonheur
Seule rescapée des 8 forges d’Ittre, cette forge authentique dont l’aspect qu’elle avait en 1957, lorsque le dernier forgeron a cessé ses activités, est resté intact. La forge a été remise en activité en 1999 à l’initiative d’étudiants en maréchalerie. Depuis, des animations y sont régulièrement organisées. Comme son nom l’indique, le musée retrace l’évolution du métier de forgeron à travers les âges. On peut y observer tous les outils et équipements nécessaires à l’art du forgeron et du maréchal-ferrant.
Cet endroit est également prisé par les couples voulant s’engager ou renouveler leurs engagements. S'inspirant d'une coutume écossaise, des cérémonies de « mariage à la forge sont régulièrement organisées au cours desquelles les mariés reçoivent solennellement la « recette du bonheur ». Accessibilité : visite possible sur rendez vous pour des groupes de minimum 10 personnes
Tarif : 3 euros/adulte – minimum 30 euros pour organiser une visite
Le musée Marthe Donas
Le Musée Marthe Donas est situé au sein de l’Espace Bauthier qui est occupé en majeur partie par le Centre culturel d’Ittre.
Visiter le musée, c’est effectuer un voyage au pays de l’art abstrait et plus particulièrement du cubisme. En parcourant le musée, vous pourrez admirer les dessins et les peintures de Marthe Donas qui relatent sa vie et sa carrière.
D'origine anversoise, Marthe Donas (1885-1967) découvre le cubisme et le modernisme à Paris pendant la première guerre mondiale. Vers 1920 déjà, son œuvre est exposée à travers l'Europe et elle intrigue l'avant-garde sous le pseudonyme masculin de Tour Donas. Les collections du Musée Marthe Donas sont composées d’une quarantaine de peintures de Marthe Donas, 70 œuvres de Guillaume Vanden Borre ainsi que 40 pièces (peintures, gravures, dessins, sculptures…) de Pierre Caille.
Le portique de l'ancien cinéma de Fauquez
Tout comme la chapelle Sainte Ludgarde, le cinéma a été construit à l’initiative de Arthur Brancart.
De ce cinéma, seule la façade persiste et est devenue le témoin de ce passé à jamais révolu.
La chapelle Sainte Ludgarde - La chapelle de verre
Le propriétaire et patron des verreries de Fauquez, Arthur Brancart, soucieux du bien-être de ses ouvriers, a tout mis en œuvre afin d’instaurer une ville que fonctionnait en totale autarcie. Pour ce faire, il créa des maisons ouvrières, des écoles, un cinéma, une gare ou encore un dispensaire. Lorsque l’école n’est plus en mesure d’être un lieu de culte, il décide de construire la chapelle Sainte-Ludgarde. Une parcelle de terrain est offerte par la famille Seutin, agriculteurs à Fauquez, pour la construction d’un lieu de culte catholique. Les travaux commencent en 1929.
Une fois construite, un prêtre y assurait les services pastoraux habituels sans qu’elle ne soit paroissiale. La décoration intérieure et extérieure est dominée par la marbrite produite dans les verreries voisines.
La chapelle sert au culte catholique depuis son inauguration en 1930 jusqu’en 1977, année de la fermeture des verreries. La chapelle étant propriété privée, elle fut alors rendue aux ayants droit de la famille Seutin comme le stimulait l’accord passé en 1929.
Désaffectée en 1984 la chapelle est aujourd’hui utilisée comme gîte, salle d’exposition et de concerts, sous le nom « Chapelle de verre ».
La chataigneraie
La bâtisse de style cottage date de 1913, surplombe une très belle prairie exposée plein sud et fait partie d’un vaste domaine appelé « La Châtaigneraie » en raison des nombreux arbres de cette essence qui entourent la propriété.
Cette vaste demeure située à flanc de coteau, attire inévitablement le regard des visiteurs.
La Tourette / La Tour d’Asquempont
Dénommé La Tourette ou la Tour d’Asquempont, cet ancien château était autrefois un lieu de défense de la vallée de la Senette auquel se rattachait une ferme, citée depuis 1440. Elle fut plusieurs fois occupée militairement ; sa dernière restauration date de 1860.
La Tourette servait de tour de guet et faisait partie du système défensif créé par les Ducs du Brabant pour s’opposer aux incursions des Hennuyers. La Tourette fut propriété des seigneurs de Fauquez et rattachée à la ferme fortifiée d’Asquempont. Actuellement, il ne reste que le corps de logis rénové dont la pierre en accolade supportant la porte d’entrée, est représentative du style wallon du XVIème siècle.
De l’ensemble ne subsistent actuellement que la tour et un appentis perpendiculaire des XVème et XVI ème siècles. De plan rectangulaire, la tour est édifiée en moellons de schiste local à appareillage irrégulier et est coiffée d’une bâtière d’ardoise. On y trouve des traces de meurtrières ainsi que d’une porte cintrée surmontée d’un cartouche aux armes des Cotereau de Clabecq.
Le site a été l’objet d’une restauration , comme l’atteste une inscription millésimée 1632 présente sur une des poutres du plafond du troisième niveau du corps de logis de l’ancienne ferme. Le monument a été classé le 4 juillet 1983.
La chapelle Notre Dame La Consolation
La Chapelle a été construite en 1702. La construction de la Chapelle est en briques chaulées et en pierre bleue avec plinthe en moellons. Le pignon de style baroque s’ouvre sur un porche en plein cintre. L’édifice est surmonté d’une croix et comprend une dalle portant la date de la construction de la Chapelle.
Sa nef unique se termine par un chevet à trois pans. Le grillage d’entrée comporte les initiales «JHS» «Jésus Sauveur des Hommes».
L’édifice est protégé par une toiture en tuiles.
Le château d'Ittre
Divers documents mentionnent la présence du Château d’Ittre dès 1300. En 1578, les Huguenots (les protestants du royaume de France et du royaume de Navarre pendant les guerres de Religion de la seconde moitié du XVI siècle) incendièrent le château avant leur départ. Ce n’est qu’en 1632 que le Seigneur d’Ittre, Florent de Rifflart fit construire un nouveau château au même endroit. Dès 1827, Charles Maximilien de Trazegnies accueillit des religieuses d’Aywières qui avaient dû fuir leur monastère pendant la Révolution française.
En raison de sa vétusté, le château a dû être abattu en 1875. Aujourd’hui, seule la « Maison du jardinier » subsiste. L’édifice actuel a été construit en 1875 à la demande du Bourgmestre d’Ittre. Le parc du Château, dessiné en 1884, est l’œuvre le premier architecte paysagiste de Belgique. Un important travail de remblais a dû être effectué étant donné que le terrain était à l’origine très vallonné. Un étang d’une superficie de 92 ares, où on peut trouver une grande variété de poissons, se trouve également dans le parc. De nombreuses espèces d’arbres ont aussi été plantées dans le Parc du château.
L'église romane Saint Laurent
Sa principale curiosité réside dans le fait qu'au départ, il ne s'agissait pas d'une église mais bien d'une tour sarrasine. Qu'est-ce qu'une tour sarrasine me direz-vous ? Il y a de nombreux siècles, nos campagnes brabançonnes, sillonnées par les brigands, saccagées par les conflits d'influence, étaient loin d'être calmes et tranquilles. À tout instant, des attaquants surgissaient et tuaient nombre des paysans travaillant dans leurs champs. Afin de prévenir les habitants, des tours de guet furent érigées dans nos campagnes. Au moindre signe d'invasion, les guetteurs avertissaient la population qui se réfugiait rapidement.
Le clocher de cette église est bel et bien le vestige d'une de ces tours de guet.
Construite au 12ème siècle et de style roman, il y fut accolé dans un premier temps, une nef centrale et un chœur. Par la suite, suivant l'extension du village, les nefs latérales furent ajoutées.
De style roman, gothique flamboyant ou encore gothique tardif, la construction de celles-ci s'étale sur plus de 5 siècles. Le bas-côté nord, construit en grès, date du 14ème siècle, tandis que le bas-côté sud, construit en briques, date du 17ème siècle. Mais l'ensemble a mystérieusement conservé son style roman…
La Table des Sorcières
Elle demeure là posée sur son socle de roche en plein milieu du Bois des Rocs. Cette pierre ronde de plus de deux tonnes et de 1,5 mètre de diamètre.
La Table des Sorcières tire son nom de la légende du linge propre. Les lavandières un peu paresseuses ou fatiguées laissaient leur linge sur cette pierre le soir et apparemment les vêtements étaient propres quand elles revenaient le lendemain.
Egalement connue sous le nom de "table druidique" car elle date, selon certains historiens, de l'époque celtique. Une autre légende dit que la table servait de lieu de culte aux druides qui célébraient les solstices en dressant des feux.
Cette table est d'autant plus mystérieuse que l'origine de la roche qui dénote avec la géologie du bois.
Une brève marche permettra à n'importe quel promeneur de se plonger au sein des légendes qui entourent cette table mystérieuse.